Investissement au Moyen-Orient : le pétrole et puis quoi d’autre ?

L’évocation du Moyen-Orient fait penser aux pétrodollars. Le Moyen-Orient se résumerait à l’exploitation d’hydrocarbures généralement et du pétrole en particulier. Opinion assez répandue, mais non moins vraie cependant.  Pour l’exemple, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, les Emirats arabes unis, Oman, le Qatar et le Liban concentrent à eux seuls 48 % des réserves mondiales de pétrole et 43 % des réserves de gaz. Alors à part le pétrole, dans quoi d’autre peut-on investir dans la région ?

Malgré la domination de l’exportation d’hydrocarbures, L’économie du Moyen-Orient est assez diversifiée. Depuis un certain moment, les activités telles que le tourisme, le commerce, l’agriculture ou les hautes technologies connaissent un essor conséquent notamment en Israël, au Liban, en Jordanie, en Turquie, Chypre et dans certains émirats. Récemment, les pétrodollars ont commencé à être réinvestis via des fonds privés et publics dans la finance et l’économie internationale.

Le tourisme

Peu à peu, et à des vitesses différentes, les pays du Moyen-Orient se tournent vers l’industrie du tourisme afin de compenser une économie unique, difficile ou en déclin. La Turquie, l’Égypte, Israël et Chypre bénéficient de facteurs favorables au développement du tourisme en provenance d’Europe et d’Amérique du Nord. L’image que le monde se fait de cette région longtemps perçue comme le berceau des premières civilisations et des premiers empires, à travers les légendes et les récits bibliques est également un véritable avantage pour le secteur du tourisme. D’énormes investissements ont été réalisés afin de développer les activités touristiques et de faire de cette région l’une des plus attractives de la planète.  Les sites culturels et historiques, l’héliotropisme attirent énormément de touristes.

L’Agriculture

Le Nil en Egypte et le croissant fertile constitué de l’Irak, la Syrie, le Liban et la Turquie sont extrêmement favorables aux activités agricoles grâce à leurs terres cultivables et un climat suffisamment pluvieux. L’agriculture occupe d’ailleurs toujours une place prépondérante dans l’emploi de la population active de nombreux pays moyen-orientaux. L’agroalimentaire et les activités de services prospèrent dans le domaine.

Le commerce

Le Moyen-Orient est sans conteste, et depuis longtemps, un carrefour commercial décisif entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Les voies de navigation notamment la mer de Marmara en Turquie et le canal de Suez en Egypte sont très propices aux activités d’imports et exports de marchandises notamment de matières premières, de pièces détachées et de produits manufacturés, en provenance d’Asie de l’Est, d’Asie du Sud-Est, d’Inde ; et du Moyen-Orient à destination de l’Union européenne et de l’Amérique du Nord. Le e-commerce également est en plein décollage dans la région. « Quiconque s’y prenant correctement dans les prochaines années peut se faire sa place sur le marché « , estime Pratik Gupta, cofondateur de Wadi.com, une plateforme de commerce en ligne, lancée en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis en 2015.

Pour développer des activités non dépendantes du pétrole et préparer les pays du golfe à l’après pétrole, certains pays arabes ont choisi de réinvestir leurs revenus pétroliers sur leurs territoires, en finançant  des projets architecturaux, parfois gigantesques, tels que les  Palm Islands, le Burj Khalifa ou la Dubaï Marina à Dubaï. A moins donc que vous soyez en mesure de rivaliser avec EmaarProperties, il est préférable de ne pas s’aventurer dans l’immobilier aux Moyen-Orient, surtout pas aux Emirats arabes unis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *